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Le smartphone pliable en 2019 : à l’aube d’une révolution

Plus que jamais, le smartphone est devenu l'objet phare de notre époque. En France en 2018, les personnes âgées de 12 à 59 ans sont 88,25 % en moyenne à en être équipés. Sur la tranche 18-24 ans, ce chiffre atteint le score ahurissant de 98 %. Même les gens de 60 à 69 ans sont 55 % à posséder un smartphone, et ils sont 35 % à être équipés à 70 ans et plus. À titre de comparaison, les Français étaient en moyenne moins de 25 % à posséder un smartphone en 2011.

Acquérir le dernier smartphone de manière récurrente a pu être dénoncé comme une dérive du consumérisme, car si celui-ci est toujours très performant, il ne fait que légèrement accroître les caractéristiques techniques d'un modèle sur l'autre : grand écran, capteur photo, espace de stockage, puissance du processeur…

Les consommateurs ne s’y trompent pas : le marché temps à se stabiliser, et le taux de renouvellement des nouveaux smartphones a baissé. Est-ce pour autant la fin de la croissance incroyable des ventes de smartphone ? Rien n'est moins sûr, car l'année 2019 risque de voir une véritable révolution pour le smartphone haut de gamme, avec l'apparition du smartphone pliable.

Le premier smartphone flexible fonctionnel et commercialisé est sorti fin 2018. Il y a fort à parier que beaucoup de constructeurs vont le concurrencer dès cette année.

Dans ce dossier, découvrez l'histoire des smartphones et tablettes souples, les derniers modèles en date et l’état actuel du marché, ainsi que ce que nous pouvons aussi bien attendre que craindre du téléphone pliable.

L'écran souple : déjà 15 ans d'histoire

Bien avant que n'existent les meilleurs smartphones tels que nous les connaissons actuellement, l'industrie s’était déjà penchée sur la réalisation d'écrans souples, élément indispensable (bien que non suffisant) à la création d'un bon smartphone pliable.

Dès 2004 en effet, Philips présente une fine feuille numérique souple, seulement capable d'afficher des caractères, mais pas de vidéo. Un an plus tard, l’entreprise réitère avec le Readius, un prototype de PDA équipé d'un écran souple. L'appareil dispose une résolution de 320 x 240 pixels, utilise la technologie LCD, et n'offre pas la couleur.

En 2008, plusieurs entreprises présentent également des prototypes d'écrans flexibles. C'est le cas de HP, en partenariat avec l'université d'Arizona, de la firme taïwanaise ITRI, ainsi que du sud-coréen Samsung. L'écran souple de ce dernier est cette fois basé sur la technologie OLED, mais il n’est pas encore question à l’époque de les intégrer dans un smartphone, tout juste révolutionné par la sortie du premier iPhone.

En 2011, lors de la convention Nokia World, la marque présente une sorte de nouvelle tablette nommée Kinetic Device. Il s'agit d'un appareil pliable, qui peut répondre à des commandes par la torsion de son écran. Le déformer vers l’intérieur ou l’extérieur permet par exemple de zoomer ou dézoomer.

L'année 2013 voit l’apparition des premiers smartphones à écrans incurvés : le G Flex de LG ainsi que le Galaxy Round de Samsung. Au CES (Consumer Electronics Show) de cette année, Samsung annonce qu’elle travaille sur le Samsung Young, un écran souple d'une résolution de 300 pixels par pouce. LG annonce également cette année-là un écran OLED flexible de 5 pouces, bâti sur une base en polymère.

En 2014 nous est proposé un prototype d'écran souple fonctionnant au graphène. Cette technologie aura vite été abandonnée, faute de pouvoir afficher de la vidéo en l’état.

En 2015, ce sont de nouveau LG et Samsung qui se positionnent sur le domaine du pliable, la première en sortant un clavier souple adaptable aux tablettes, ainsi qu'un écran flexible de 55 pouces pour l'année suivante ; la seconde annonçant avoir produit plusieurs milliers d'écrans OLED pliables.

En 2016, Samsung n’a toujours pas sorti son smartphone pliable, que les rumeurs prénomment Galaxy X. On l’espère à nouveau pour l'année suivante. Une université canadienne fait démonstration d’un smartphone pliable nommé Reflex, qui peut être contrôlé par les torsions de l’écran, comme le Nokia Kinetic Device de l’époque. Lenovo fait également sensation avec son CPlus, un téléphone cranté qui peut s'enrouler autour du poignet.

Pour 2017, toujours pas de véritable smartphone pliable, notamment chez Samsung. ZTE sort tout de même un modèle baptisé Axon M, équipé de deux écrans distincts, reliés par une charnière centrale.

C'est finalement fin 2018 que l'écran viable pour smartphone trouve enfin une application concrète et palpable.

L'état du marché du smartphone pliable début 2019

Les essais et erreurs des 15 dernières années auront permis d'aboutir à la sortie effective d’un tout nouveau téléphone pliant fin 2018, avec le FlexPai de Royole. Si celui-ci ne préjuge pas forcément de la forme générale qu’auront tous les smartphones pliables d'ici quelques années, on sait désormais ce qui n'a pas marché par le passé, et qui ne devrait donc pas être utilisé dans le meilleur téléphone de demain.

Ainsi, exit toutes les technologies d'écran basées sur autre chose que l’OLED ou l’AMOLED, style LED ou graphène. Concernant la forme et l'utilisation, les prototypes et rumeurs d'écrans enroulables tels des parchemins semblent être totalement abandonnés aujourd'hui. Le système de contrôle de l'écran par torsion n’est également plus d’actualité, tout comme les écrans physiquement séparés par une charnière comme le Axon M, ou le téléphone enroulable au poignet comme le CPlus de Lenovo (d'autant que les montres connectées ne semblent pas avoir connu un franc succès).

Bien sûr, nous ne savons pas à l'heure actuelle quel smartphone et design s'imposera à coup sûr dans le futur.

Actuellement, les démonstrations les plus probantes du smartphone pliable son le FlexPai de Royole, et le prototype de Samsung, qu'on imagine intitulé Galaxy F, et qui devrait être présenté plus en détails tout prochainement, après une première démonstration assez confidentielle fin 2018.

L'exemple le plus parlant actuellement de téléphone pliant est bien sûr le FlexPai de Royole. Et pour cause : ce constructeur chinois a fait plus que rivaliser avec les mastodontes du secteur, il les a tous coiffés au poteau en sortant avant tout le monde un véritable appareil flexible fonctionnel, et surtout commercialisé (uniquement sur le marché chinois à ce jour).

Présenter le premier smartphone pliable du monde n'est pas sans s’accompagner de quelques points faibles non négligeables. Les retours du FlexPai précisent qu’il est très volumineux une fois plié, car il est assez épais, et ses deux écrans cumulés le rendent peu pratique à transporter en mode smartphone. La colorimétrie laisserait à désirer. On peut aussi s'inquiéter de la faiblesse de la batterie, de 3 800 mAh, ce qui équivaut ou dépasse à peine les meilleurs smartphones haut de gamme actuels, déjà bien optimisés en consommation d’énergie. En outre, l'adaptation de l'écran aux différents formats lors du pliage serait parfois assez laborieuse.

Malgré tout, le FlexPai est le réel premier smartphone pliable opérationnel. Il est équipé d'un écran de 7,8 pouces, de 1920 x 1440 pixels de résolution. Une fois replié, il présente deux écrans d’approximativement 4 pouces chacun, ainsi qu'une zone entre les deux destinée aux notifications. Il peut être posé comme un genre de chevalet : pratique pour regarder de la vidéo. Son constructeur annonce qu'il peut être plié jusqu'à 200 000 fois avant d'être détérioré. Il tourne sous le système d'exploitation Android 9.

Pour acheter un smartphone pliable de Royole, comptez 1 388 € pour la version de 128 go.

Le supposé Galaxy F de Samsung a été montré pour sa part en novembre 2018. On en sait peu à son sujet, d'autant que le modèle présenté ne l'était pas en libre accès, et était caché sous une importante coque, pour ne pas trop dévoiler le futur appareil de Samsung.

Les principales informations à ce jour concernent son écran, baptisé Infinity Flex Display. Il devrait présenter une diagonale totale de 7,3 pouces, une définition de 1536 x 2152 pixels, pour un ratio de 5:7 et 360 ppp de densité. Plié au format smartphone, l’écran atteindrait 4,5 pouces, une définition de 1960 x 840 pixels, un ratio d'affichage de 21:9, pour une densité de 475 ppp.

On peut supposer qu’il embarquera les derniers processeurs, de type Exynos 9820 ou Snapdragon 855. Il serait équipé de 2 batteries d'environ 6 000 mAh au total, et offrirait une capacité de stockage interne de 128 go. Ce smartphone sous Android bénéficierait d’un système d’exploitation optimisé par Google pour les spécificités de l’écran pliable.  

Un téléphone qui se plie : pour quoi faire ?

Tous les smartphones pliables devraient proposer le même avantage, présenté comme l'attrait numéro 1 de cette nouvelle technologie : la taille d'écran d'une tablette avec l'encombrement d'un smartphone.

On parle de smartphone flexible, mais en vérité, l'objectif est de centraliser en un seul appareil téléphone et tablette, voire ordinateur portable. Chacun de ces périphériques a ses propres avantages et inconvénients, et il est actuellement compliqué, pour ne pas dire impossible, d’utiliser certains supports pour certains usages.

Par exemple, il est très malvenu de vouloir téléphoner avec une tablette, et pas toujours agréable de regarder une vidéo sur son smartphone, ou de l'utiliser pour faire par exemple du traitement de texte. La révolution que propose le smartphone pliable est donc de centraliser tous nos appareils portables dans un seul et même périphérique. Ainsi, nous pourrons utiliser le même appareil pour passer un coup de fil, puis le déplier facilement pour travailler ou profiter d’une vidéo.

Le smartphone pliant permettra donc de mieux profiter des supports multimédias comme les plateformes vidéo, la télévision, les plateformes de streaming… Il devrait en outre s’accompagner du développement de la 5G. Ainsi, si le téléphone souple permettra de mieux profiter des plateformes de streaming en tant que spectateur, il est aussi possible qu'il devienne un outil de streaming pour les créateurs, qui pourront ainsi proposer du contenu en direct même sur un appareil portable. Et ce, avec une utilisation agréable pour eux, et une qualité élevée pour les spectateurs, grâce à un très important débit.

Un autre des atouts capitaux présenté par le téléphone pliable est l'incroyable développement du multitâche qu'il va engendrer. Actuellement, malgré quelques timides d’évolution, le multitâche n’est vraiment pas mis à l'honneur sur le smartphone. Même si les dernières versions d’Android proposent de diviser l'écran pour profiter simultanément de plusieurs applications, cet usage est fort peu pratique, sans parler des innombrables applications qui ne supportent pas le multitâche.

Avoir un grand écran pliable de 7 à 8 pouces, pouvant se diviser en deux, va ouvrir d’énormes possibilités de multitâche. Chaque écran sera suffisamment grand pour bien profiter de ce qu’il affiche, et les applications seront sûrement bien mieux optimisées pour cette utilisation sur un tel appareil.

Certains smartphones pliables proposent d'ailleurs 3 zones différentes, comme par exemple le FlexPai et sa barre horizontale qui fait la jonction entre les deux écrans, qui fait office de zone de notifications. Les modèles de Xiaomi et Samsung devraient également comporter 3 zones d'écran, ce qui offre des possibilités de multitâche démultipliées.

Enfin, le téléphone pliable devrait offrir une toute nouvelle expérience en termes de jeux vidéo. On peut déjà imaginer les multiples possibilités dans ce domaine en étudiant quelques-unes des machines de Nintendo, depuis la Nintendo DS et ses deux écrans séparés, ou la Switch, qui permet de jouer à ses jeux sur deux formats complètement différents avec une même machine.

Nul doute que la possibilité d’utiliser deux (voire trois) zones d'écran distinctes sur le même appareil offrira des opportunités insoupçonnées au domaine du jeu vidéo, notamment dans le jeu multijoueur.

Les limites de la flexibilité du smartphone

Comme toute nouvelle technologie à ses débuts, le smartphone flexible n’est pas sans soulever à l’heure actuelle de nombreuses interrogations.

Avant tout, son prix risque d'être prohibitif. Dans la lignée des derniers iPhones à leur sortie, il paraît clair que les smartphones pliables connaîtront des prix à 4 chiffres, du moins au début. Concernant le FlexPai de Royole, ce n'est pas de la science-fiction : le modèle de 128 go est vendu 1 388 €, celui de 256 go s'affiche à 1 539 €. Et nous parlons là d’un produit dont la finition laisse à désirer, vendu par un constructeur chinois peu réputé.

D'après les rumeurs et estimations, on prévoit que le Galaxy F de Samsung pourrait, lui, flirter avec les 2 000 € à sa sortie. Des prix compréhensibles pour une technologie naissante, mais qui du coup l'excluront des possibilités de beaucoup de personnes, dans un premier temps.

Autre interrogation : l’épaisseur et le poids des smartphones pliables. Il y a fort à parier que ceux-ci seront bien plus élevés que ceux des smartphones actuels. Le FlexPai, par exemple, présente une épaisseur de 7,8 mm une fois déplié : il faut plus que doubler cette largeur une fois replié, car les deux écrans ne sont pas exactement collés.

Cela fait vraiment un appareil très volumineux pour imaginer le transporter aisément dans une poche. En outre, il pèse 320 grammes. C'est presque le double de certains smartphones haut de gamme actuels. Et pour cause : le smartphone pliable a un plus grand écran, de plus nombreux composants, et notamment des batteries plus importantes. Cela le rend mécaniquement plus lourd, ce qui à l'usage pourrait se révéler très désagréable.

On peut également s'interroger sur la fragilité de ces nouveaux smartphones pliables. L’immense majorité des smartphones actuels est bien sûr tout aussi fragile, mais leur conception fait qu'il est facile de les équiper de coques protectrices ou de vitres trempées supplémentaires. Cela risque d’être difficile sur un écran pliable, qui par définition changera de dimensions. On pourra imaginer des coques et systèmes de protection adaptés, mais cela multipliera d'autant plus la problématique de l'encombrement de ses appareils.

Le degré de finition logicielle des smartphones pliables a aussi de quoi poser question. On l’a vu sur le FlexPai, la rotation de l’écran est à revoir : la machine met parfois du temps à comprendre dans quel sens elle doit afficher l'image. On peut malheureusement s'attendre à ce que l'affichage, l'écran et les applications soient loin d'être optimisés lors de la sortie des premiers smartphones pliables.

Notons aussi que la flexibilité du smartphone pourra éventuellement imposer des contraintes à l'usage de l'appareil photo, qui pourra peut-être n’être disponible que dans certaines positions, et pas dans une autre. Il semble en effet un peu compliqué de prendre une photo si une partie de l'écran est repliée devant l'objectif.

Enfin, on peut s'interroger sur la durée de vie de la batterie, qui reste encore et toujours un problème sur le smartphone actuel, avec pourtant des dizaines d'années d'expérience au compteur. Le téléphone pliant étant à la fois plus gourmand en ressources, et plus difficile à concevoir de manière compacte et agréable, nous avons des soucis à nous faire quant à la manière dont sera gérée une batterie à la fois endurante, compacte et légère.

Le bilan du smartphone souple

Quoi qu’on pense du téléphone flexible, on ne peut lui retirer le fait qu’il constitue un concentré de technologies qui va enfin aboutir en 2019, après une quinzaine d'années d'errances diverses. Outre Royole et Samsung, des constructeurs comme Xiaomi, Huawei, Lenovo et LG vont s’engouffrer dans la brèche, pour faire du smartphone pliant la probable révolution de la téléphonie mobile en 2019.

Est-ce que la technologie sera parfaitement au point et démocratisée dès cette année ? Sans doute pas. Est-ce que nous sommes à l'aube d'une toute nouvelle ère du smartphone, comme l’avait enclenchée le premier iPhone ? Telle est notre conviction profonde !

Pliable, souple, flexible ou pliant. Quatre termes pour indiquer le même concept : celui des smartphones du futur que la polyvalence d'aujourd'hui de logiciels ajoutera un nouveau concept de forme et de convivialité. Les appareils du futur doivent pouvoir être placés dans la poche d'une veste, mais toujours prêts à ouvrir un deuxième écran (plus grand) capable de mieux aider l'utilisateur à consulter les services multimédia. Bref, si aujourd'hui nous nous plaignons (à juste titre) que les smartphones sont tous un peu " tout de même ", nous sommes peut-être à la veille d'un changement majeur. Le concept, bien qu'interprété de différentes manières, en est un : la possibilité d'avoir deux (voire trois) écrans : le premier pouvant être utilisé exactement comme nous le faisons aujourd'hui, le second pouvant s'ouvrir lorsque nous consultons Internet, voir des films et des événements en continu ou utiliser des applications multimédia. Si le matériel doit s'appuyer sur la dernière génération d'écrans flexibles, le logiciel doit avoir pour tâche de passer le plus rapidement possible du mode d'affichage classique (tel qu'un smartphone) au mode panoramique (tel qu'une tablette). Ou même activer automatiquement l'écran à utiliser en fonction du contenu choisi. Une autre prérogative essentielle est la présence de la connectivité 5G, qui fournira des débits de données inatteignables jusqu'à présent.

Le smartphone flexible de Samsung

Lors d'un événement de développeurs en novembre à San Francisco, Samsung a finalement dévoilé son premier smartphone pliable qui entrera en production dans les mois à venir. C'est toujours un prototype, mais il a beaucoup parlé de lui-même. En fait, il y a beaucoup d'aspects à décider, mais le projet a démarré et la société sud-coréenne veut le mettre sur le marché d'ici mi-2019. Justin Denison, premier vice-président directeur général de Samsung, a montré le téléphone sur scène : une tablette quand il est complètement ouvert et un téléphone quand il est fermé. Il utilise une nouvelle technologie d'affichage appelée Infinity Flex Display qui vous permet d'ouvrir et de fermer l'appareil encore et encore sans aucun problème : "L'Infinity Flex Display est une toute nouvelle plate-forme mobile," a déclaré Denison. "Nous vivons dans un monde où la taille de l'écran ne peut être aussi grande que l'appareil lui-même. Nous avons ajouté une nouvelle dimension pour vous aider à naviguer, regarder et utiliser le multitâche comme jamais auparavant. Comme nous l'avons dit, il est probable que l'appareil, lorsqu'il atteindra sa maturité commerciale, sera plus élégant et aura des cadres plus petits que celui qui est illustré. Samsung pliage smartphone peut gérer jusqu'à trois applications en même temps, un élément que le fabricant appelle Multi Active Window. Glen Murphy de Google, responsable d'Android UX, est monté sur scène après Denison en précisant qu'Android prendra en charge la nouvelle technologie d'affichage pliant. Le téléphone pliable de Samsung lorsqu'il est fermé ressemble à un téléphone normal de 4,58 pouces avec un rapport d'aspect 21:9. La résolution est de 840×1 960, avec une densité d'écran de 420 dpi. L'écran plus grand, cependant, se remarque lorsque vous ouvrez le téléphone et il s'agit d'un écran de 7,3 pouces avec un format d'image de 4,2:3. Dans ce cas, la résolution est de 1 536 x 2 152 pixels avec une densité d'écran de 420 dpi.

Huawei : Pliable à l'arrivée

Huawei n'a pas pu s'empêcher de relever le défi de plier les smartphones. Son projet - encore largement secret - porte le nom de code de Mate X et est un appareil avec un écran de 8 pouces qui peut être replié sur lui-même. Le panneau sera complètement "pliable", ce qui permettra aux utilisateurs de profiter d'une part d'une petite tablette et d'autre part d'un smartphone classique. Mate X sera d'abord destiné au marché asiatique, et plus spécifiquement à la Corée du Sud. En bref, Huawei a choisi le pays natal de Samsung pour faire ses débuts avec un smartphone pliable, dont l'affichage, entre autres choses, serait fait par BOE Technology, le même qui a conçu le panneau courbe du Mate 20 Pro. Mate X, dont on sait très peu de choses au niveau matériel, aura une connectivité 5G, un écran externe équipé d'une encoche qui devrait cacher une caméra frontale de 24 mégapixels. A l'arrière de l'appareil, entièrement en verre trempé, il y aura à la place la double caméra avec un capteur principal de 20 mégapixels combiné à un capteur secondaire de 12 mégapixels. Il y a également un capteur d'empreintes digitales sur l'écran externe. Lorsque l'écran extérieur est fermé, les deux parties de l'appareil restent unies comme les deux extrémités d'un portefeuille. Pour cette raison, le téléphone est légèrement plus épais que les modèles auxquels nous sommes habitués. En ouvrant les deux extrémités, vous pouvez accéder à l'écran de 8 pouces en mode tablette. Cet écran n'a pas d'images. Selon certaines rumeurs circulant sur le Net, la société chinoise pourrait apporter le nouvel appareil au Mobile World Congress à Barcelone, en février prochain.

Royole ou David contre Goliath

Parfois David bat Goliath. C'est ainsi qu'une petite entreprise californienne, qui a exposé ses produits au récent Ces2019, avec le secteur manufacturier à Shenzen, Chine, a présenté son smartphone flexible, appelé FlexPai, avant Samsung. C'est un smartphone prêt à se transformer en tablette en ouvrant l'écran. Lorsque le panneau est déployé, l'affichage devient 7,8 pouces; lorsqu'il est replié, il se transforme en smartphone avec trois écrans : un avant et un arrière, auxquels s'ajoute un backbone dédié aux notifications.

L'ouverture et la fermeture en continu d'un appareil peut entraîner des dommages dus à l'usure. C'est pourquoi Royole a été construit et testé pour résister à plus de 200 000 cycles de flexion. En regardant les fonctions, on trouve une double caméra à intelligence artificielle (20+16 mégapixels, télé+grand angle), une mémoire de stockage de 128/256 Go, 6 Go de RAM et un processeur Qualcomm. Le système d'exploitation est appelé Water OS et est basé sur Android 9. FlexPai peut déjà être commandé dans le magasin officiel de l'entreprise à www.royole.com/product-list. Les prix varient de 1 388 euros à 1 539 euros selon que vous choisissez une mémoire de 128 ou 256 Go.

Qu'allons-nous faire avec les smartphones flexibles?

1 - Un seul appareil pour tout

Mettez un seul appareil dans votre poche qui peut jouer le rôle de smartphones, de tablettes et d'ordinateurs portables.La possibilité de pouvoir plier (ou même enrouler) un panneau sur lui-même peut permettre aux entreprises de fabriquer des appareils polyvalents et maniables, et aux consommateurs de mettre dans leurs poches un produit unique, capable de se transformer selon la situation et l'utilisation du moment.

2 - Streaming et multimédia

Regarder un film, profiter d'un match ou d'un concert en streaming n'est pas toujours facile à vivre sur un smartphone, surtout si vous ne disposez pas d'un appareil haut de gamme. Le paravent et la possibilité de passer de la version smartphone à la version tablette nous offriront un large panel sur lequel transférer toutes les fonctions multimédia poussées, en bénéficiant d'une qualité et de définitions élevées. La connectivité 5G complètera alors l'équipement technologique, nous permettant de recevoir et transférer des fichiers et contenus même "lourds" en quelques secondes.

3 - Multitâche

Passer d'un écran de 4,5 pouces à un écran de 7,3 pouces, comme dans le cas du téléphone pliable présenté par Samsung il y a quelques semaines, offre la possibilité de faire une nouvelle utilisation du multitâche. Lorsque nous utilisons l'appareil dans sa version étendue, il est possible de gérer les contenus qui apparaissent à l'écran dans trois zones différentes.De cette façon, par exemple, nous pouvons regarder un contenu en streaming et, en attendant, écrire un texte ou partager ce que vous voyez sur les réseaux sociaux. Bref, un multitâche complet et plus facile.

4 - Jeux

Il y a beaucoup d'attentes de la part de l'industrie du jeu au sujet des nouveaux dispositifs flexibles. Les fonctions et commandes maintenant disponibles sur consoles n'attendent que d'atterrir sur les appareils mobiles, le segment dont nous attendons le développement le plus impressionnant de l'industrie du jeu. indicative du choix récent (bien que contesté) de Blizzard pour créer son dernier titre, Diablo Immortal, uniquement pour plate-forme mobile. Ce serait un avant-goût de ce qui se passera à l'avenir, lorsque les utilisateurs auront de plus grands écrans à utiliser en déplacement combinés à des processeurs à haute puissance et à une connectivité à large bande.